Situons-nous 

État des lieux

Notre bourgade de LAFAT est nichée dans un écrin de verdure au Nord-Ouest du département de la Creuse. Momentanément incorporée à la fin du 18ème siècle dans le  canton de Saint-GERMAIN BEAUPRÉ, elle a été regroupée dans celui de DUN LE PALESTEL, arrondissement de GUÉRET. Elle est maintenant rattachée au Limousin après avoir fait partie de l'ancienne province de la Marche.

Ses dimensions sont approximativement de 10 km d'Est en Ouest et de 9 km du Nord au Sud, soit une superficie de 2128 hectares. Elle est très légèrement vallonnée, 2 rivières là traversent. La Sedelle, en provenance de SAINT-PRIEST LA FEUILLE, au-delà de LA SOUTERRAINE. La Sedelle qui reçoit la Brézentine au dessous du village des Genêts puis va se déverser dans la Creuse à CROZANT. La Brézentine prend sa source dans la commune de FLEURAT.

De l’origine du nom

En 1902, dans son dictionnaire topographique, archéologique et historique de la Creuse, André LECLER indique plusieurs variations orthographiques du nom de LAFAT:

Mensura de Lafa, 1268 (Ch. d'Aubignac). - Chapelain de Lafa, 1388 (Ch. de la Souterraine). - Capefla de Lafa, XIVème siècle (Pouillé).- La Fa, 1436 (Ch. d'Aubepierre). - Mesure de Lafa, 1483 (Coll. Brunet). - Seneschal de La Fa, 1499 (Ch. d'Aublgnac). - Parrochia de la Fa Guiercesa (Ch. d'Aubignac), Guiercesa du nom de la seigneurie de la Guierche située dans cette commune.- La Fa, 1547 (Ch. d'Aubignac). - Paroisse de La Fast, 1657 (Reg. de la Chapelle-Baloue). - La Fa, 1686 (idem). Elle est aussi nommée en latin Fagia et plusieurs fois a été désignée sous le nom de Saint-Sulpice de la Guierche."

« FAGIA » en latin est de même origine que les "Fayes", "Hautefage" et "Lafage" c'est à dire hêtres (le fruit du hêtre est la faîne). Il devait donc y avoir à cet endroit une couverture forestière de ce type avant les grands défrichements des 11ème et 12ème siècles. Fagus désigne le hêtre en latin.

Le nom pourrait également venir du mot "fée" du latin "fatum" soit "destin", qui a donné en français : fatal, fatalité.

Scindé en deux, La Fa, est le mot qui en patois, désigne "la fée". On raconte aux enfants l’historiette suivante :

« Il y avait en ce temps là une fée qui habitait un château non loin d’ici en un lieu qui porte encore ce nom sur la rive de la Brézentine. En guerre avec ses voisins, ils lui firent brûler son château, alors elle vint demander asile aux habitants d’ici du bourg. Ils lui firent un logement et plus tard une église, on dit qu’elle a été enterrée dans un pilier de l’église.»

Le chemin de Compostelle

Sur le pilier droit du mur de clôture de l’enceinte de l’église, on remarque l’écusson  caractéristique de Saint Jacques de Compostelle : une croix potencée au pied avec, de part et d'autre, la représentation  bien érodée de coquilles Saint-Jacques, ce qui signifie que Lafat était placé sur l’itinéraire de ce pèlerinage.

Voici, côte à côte notre représentation et celle qui figure à Malaga, en Espagne, sur le fronton de l’église Saint-Jacques.

                                                              

Suivante